TERMES DE RÉFÉRENCE
Étude approfondie sur les obstacles liés au genre dans la dénonciation de la corruption
Projet : « Alerter, Investiguer et Collaborer : Appuyer les acteurs et actrices au cœur de la lutte contre la corruption au Bénin et en Côte d’Ivoire » dans le cadre du programme « Fonds de lutte contre la corruption »
Pays d’intervention : Bénin et Côte d’Ivoire
Le projet est financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France (EF). Il est exécuté par Social Justice en Côte d’Ivoire et par Social Watch Bénin au Bénin, et coordonné par la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF), en tant que chef de file.
Les femmes, en raison des inégalités structurelles liées au genre, peuvent être confrontées à des obstacles spécifiques lorsqu’elles envisagent de dénoncer des faits de corruption. Leurs expériences sont souvent façonnées par des normes sociales et des rapports de pouvoir qui influencent leur capacité à signaler des abus, notamment dans les sphères professionnelles, administrative ou communautaire.
Parmi les facteurs spécifiquement liés au genre susceptibles de freiner le recours aux mécanismes de dénonciation figurent notamment l’exposition à des formes de violences ou de harcèlement sexistes en représailles, le risque accru de stigmatisation sociale, les responsabilités familiales et les contraintes liées aux rôles de genre, ainsi que des dynamiques de dépendance économique pouvant limiter leur marge de manœuvre. Ces éléments peuvent affecter différemment la perception du risque et la capacité d’agir des femmes face à la corruption, notamment lorsque les faits dénoncés prennent la forme d’extorsion sexuelle (sextortion), où l’abus d’autorité est conditionné à l’octroi de faveurs sexuelles.
Afin d’intégrer une approche sensible au genre dans les politiques et programmes anti-corruption, il est essentiel de disposer de données fiables, contextualisées et comparatives entre les deux pays. La présente étude vise ainsi à analyser en profondeur ces obstacles et à formuler des recommandations opérationnelles adaptées aux réalités locales.
Objectif général
Analyser les obstacles liés au genre dans la dénonciation de la corruption au Bénin et en Côte d’Ivoire et proposer des recommandations concrètes pour intégrer une approche genrée dans les politiques et programmes de soutien aux lanceurs d’alertes
Objectifs spécifiques
L’étude devra permettre de :
Le/la consultant·e proposera une méthodologie détaillée, validée par le consortium, combinant approches qualitative et quantitative.
À titre indicatif, l’étude pourra inclure :
L’analyse devra adopter un prisme intersectionnel et respecter strictement les principes éthiques liés à la collecte de données sensibles (confidentialité, consentement éclairé, sécurité des participant·e·s).
L’étude devra aboutir à :
Le/la consultant·e devra produire :
Les membres du consortium :
Le/la consultant·e mènera l’analyse de manière indépendante, garantira la rigueur méthodologique et facilitera les ateliers de restitution.
Le/la consultant·e devra justifier :
Une expérience préalable dans la protection des lanceur·se·s d’alerte constituera un atout.
La mission est estimée à environ jours-personnes incluant :
Le calendrier détaillé sera défini en concertation avec le consortium.
Les candidat·e·s devront soumettre :
Merci d’envoyer votre dossier à jobs@pplaaf.org et maty@pplaaf.org avant le 20/03/2026.
Etant donné le périmètre et les acteurs du projet, seules les candidatures provenant de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Sénégal seront acceptées, la Côte d’Ivoire et le Bénin étant prioritaires.
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